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A BORD DU PICARDIE

L' enfance et la scolarité

Par MME • Premiers pas sur l'eau • Dimanche 03/08/2014 • 6 commentaires  • Lu 1561 fois • Version imprimable

  • Currently 5/5

Note : 5/5 (1 note)

Le gamin du PICARDIE parle de son enfance

Né fin 1940, je repense souvent à mon début de vie passée à bord jusqu'en 1957, date à laquelle mes parents ont débarqué.

Pour les gens " d' à terre " il est difficile d'imaginer certains instants de la vie familiale des mariniers de cette époque. Bien souvent l'enfant naît à bord. Ce fut mon cas, au cours d'un voyage. Ma mère avait une expérience des accouchements car j'étais le quatrième enfant. Sentant l'accouchement très proche, mon père décida d'arrêter le bateau pour le soir à Péruwelz, vallée de l', à la frontière belge. Il se mit à la d'une sage-femme qui accepta de bien venir à bord pour pratiquer l'accouchement. C'était une première pour elle, un accouchement dans un bateau. Mon père demanda le prix de la prestation. La sage-femme répondit que son intervention était gratuite selon la législation en Belgique à cette époque.
Mon père lui offrit une bouteille de champagne... en décembre 1940, ça ne se refusait pas. Un tel épisode est difficile à imaginer de nos jours. Le lendemain mon père partit à la Mairie de Péruwelz pour me déclarer. Il y a deux années, de passage dans cette région, je suis allé dans cette même mairie et j'y ai demandé mon acte de naissance. J'ai pensé que mon père avait franchi ce même perron 70 ans auparavant et j'ai appris que j'étais né " en son bateau, stationné au du Français"

La première enfance se passe dans l'étroitesse du logement, souvent mal éclairé, surchauffé l'hiver par la cuisinière à charbon et aussi très chaud l'été quand le soleil tape sur le roof et les veules en ferraille. Quand l'enfant grandit, il vient séjourner le plus souvent dans la et découvre alors un univers très changeant selon les activités. Les situations géographiques des lieux lui échappent mais il se rend compte que le bateau est en chargement. Il regarde la marchandise qui arrive dans la cale et le bateau qui, au fur et à mesure du  chargement, s'enfonce dans l'eau. Si c'est du blé, il est content car il pourra aller jouer dedans, en machonner dans sa bouche pour en faire une sorte de chewing gum. Si c'est du charbon, c'est moins réjouissant. Quelle sera l'itinéraire pour le lieu de livraison ? 
La suite au prochain épisode...

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Commentaires

par kikicmr le Dimanche 03/08/2014 à 10:40

kikicmr merci pour ce début de récit !!! Vivement la suite !!!


Re: par Citerna 12 le Lundi 04/08/2014 à 13:44

 Effectivement, attendons la suite.
 Pour moi, le plus dur, ce n'a pas été de naitre sur un bateau (ou presque). Au contraire, les six premières années à voyager sur le Rhône, la Saône, vers Sète ou Marseille,dans le cocon familial, sur les CITERNA 4 et 18 ont plutôt été agréables (pour ce dont je me souviens). Avec en bonus aller chercher l'arrière du 18 à Paris, en descendant jusqu'à Arles par les différents canaux.
 Le plus dur, c'est de quitter le bateau pour être scolarisé ; soit avec la maman sans le papa, ou en pension chez un tiers, ou en internat,
 de rejoindre la famille pour les vacances, et surtout de la quitter, à la fin de ces vacances. 


Re: par Choteau le Lundi 04/08/2014 à 22:14

 Effectivement, le problème de ce métier est la scolarisation des enfants. D'ailleurs, ce sujet est peu abordé, voire tabou. Une façon d'oublier cette période douloureuse, néanmoins c'est grâce à l'école que nous avons pu  "trouver une place" parmi les sédentaires. heureusement, ce mode de vie nous a donné de grandes capacités d'adaptation et de la débrouillardise. On pourrait presque dire que l'école a été un mal nécessaire. Difficile de parler de ce sujet.


Re: par gaetan le Mardi 05/08/2014 à 09:22

 très beau réci qui fait remonté bien des souvenirs, et je vous rejoint sur le problême de la scolarité j'avais dix ans quand mes parents on trouvé une place dans un internat, cela laisse des lacune pour écrire une phrase sans fautes mais nous avons apris a travailler très jeune. 


par Anonyme le Mercredi 06/08/2014 à 08:47

Bravo pour ce récit très interessant.
La batellerie a connu une évolution phénoménale au cours du 20 ième siècle.
Votre témoignage est très instructif instructif. 
Merci.


Re: par Citerna 12 le Jeudi 07/08/2014 à 12:56

 Un exemple de retrouvailles, in-extrémis.
 ".....en début des vacances scolaires de fin d'année (1956). le lundi 24 décembre , le citerna 12, où sont mes parents et mes deux soeurs; charge à La Mède et arrive à Martigues vers 19h. De mon côté, à bord du citerna 17, avec William, Marie, André et Claude Kanon, qui m'avaient récupéré deux jours plutôt,  en passant au Pouzin (où j'étais en pension chez la "mémé" Tchesnokoff), je rejoins mes parents vers 21h, juste à temps pour recevoir le Père Noël..."



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