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Un canal en guerre (2 sur 4)

La Première Guerre Mondiale et la reconstruction

Par kikicmr • Les archives • Mercredi 21/04/2010 • 32 commentaires  • Lu 24616 fois • Version imprimable

  • Currently 5/5

Note : 5/5 (3 notes)

(article précédent : bordabord.org/news/un-canal-en-guerre-1-sur-4)

     En août 1914 commence la Première Guerre Mondiale, et dès le début, c'est vers Lagarde qu'ont lieu les premiers combats : le 10 août, Lagarde est prise par les Français, puis reprise par les Allemands le 11. Le
va souffrir, mais pensons surtout aux habitants et aux soldats : bataille de Lorraine, du Grand Couronné, de la Trouée de Charmes...

On trouve assez facilement des
montrant les dégâts de la Guerre, comme par exemple le de Lagarde :

le voici avant guerre :
 


 
puis détruit :

 

 
et en partie déblayé, permettant la reprise de la navigation :
 


 
 
A Xures aussi, le est détruit :

 


 
intéressantes, mais pas de localisation précise : environs de Lagarde, 1914 (une passerelle permet de remplacer provisoirement le , un abri est construit près de la culée)

 
 

 
Le est utilisé par les militaires, aussi bien côté Allemand que Français. D'abord comme point d'eau :
 

J'exagère un peu... ce n'est pas le
, c'est la Meurthe,
entre Varangéville et Laneuveville-devant-Nancy.
Mais c'est au pied du
de Saint-Phlin!
Et c'est le Quatrième Bataillon de Chasseurs, en casernement à St-Nicolas-de-
en 1914,
qui combattra en Lorraine, dans les Flandres, à Verdun, au Chemin des Dames...


Autre usage : le transport, bien sûr! Mais ça, ça a commencé depuis bien avant la Guerre, comme on le voit sur le
de l'Est, à Commercy, avant 1903 :
 

Pendant la Guerre, à Lagarde et à Xures, on peut voir ces
barques de l'armée allemande, chargées de rails qui permettront sûrement de construire un chemin de fer à voie étroite pour alimenter le front :
 
 

Sur le latéral à l'Aisne, et peut-être ailleurs aussi, une péniche sert de logement aux soldats allemands :


"Aisnekanal - Mannschafts-Wohnung"
(environ de Laon ?)

 L'armée française a aussi réquisitionné des péniches, reconnaissables par un numéro écrit en gros chiffres à l'avant :
 

ici, la n°321 à Maixe, bief 20 du versant Meurthe
du
de la au


là, carrière de la Chicotte à Hautmougey
D'accord, c'est le
de l'Est branche Sud, mais la péniche porte un numéro, le 23, et la carte-photo a voyagé en 1916,
donc c'est certainement un bateau de l'armée! On peut lire sur une plaque, à gauche du numéro, le nom (civil?) du bateau : MASSENA
.
Peut-être bien que ces deux péniches en bois transportent des matériaux...


bateau en fer, numéroté 14, à Void (
au )
Le bateau est vidé (chargé?) à la brouette.
Les militaires portent, au moins pour celui qui est debout devant le bateau et celui qui est assis devant les pêcheurs,
un brassard orné d'une croix rouge (infirmier?) ; le pêcheur assis semble avoir un bandage autour du crâne, celui qui est debout derrière a le bras gauche en écharpe (blessés?).
 
En voici une autre, en fer et à vapeur, qui se trouve au même endroit que la 321 ci-dessus (Maixe), mais dans l'autre sens :
 

 
     Il s'agit du VILLE DE BAR-LE-DUC. Le verso nous donne des explications sur le rôle de ce bateau : "Varangéville, le 27 décembre 1914. Cher cousin, Je réponds à ta petite lettre qui m'a fait grand plaisir de savoir de tes nouvelles et de vous savoir tous en bonne santé. Pour moi je vais très bien. J'ai fait le ravitaillement pendant un mois et demi tout près des boches, mais maintenant je fais l'abattoir. On saigne 70 boeufs par jour. Demain, nous avons 150 cochons à saigner et nous ne sommes que 20 bouchers pour faire ce travail, mais cela ne me fait rien, plus il y en a, plus je suis content. Voila le bateau que je ferai le ravitaillement par le de la au . Cher cousin, je te souhaite une bonne et heureuse année pour l'année 1915. Adieu, ton cousin qui pense à toi. L.D." Pour être complet, j'ajoute que cette carte est adressée à Monsieur Henri Quétand - cours Tolstoï 56 bis à Villeurbanne - Lyon.
Un trésor, cette carte...

Sur une carte postale de Varangéville, on peut aussi voir un bateau à vapeur :
 

 
La légende est clair : le bateau sert à l'évacuation des blessés, français bien sûr mais aussi allemands!

      Donc, si j'ai bien compris, voici une partie de la situation en 1914 : le ravitaillement, préparé à l'arrière (Varangéville), est amené à proximité du front par le bateau à vapeur (VILLE DE BAR-LE-DUC) ; on peut penser qu'au retour, il embarque des blessés pour les ramener à l'arrière, et éventuellement, un autre bateau les récupère ensuite pour les emmener dans dans des lieux un peu plus tranquilles (Nancy?). Je me permet d'avancer que le VILLE DE BAR-LE-DUC transporte des blessés, car on peut voir une croix rouge à l'avant.

      J'ouvre une petite parenthèse, car si je ne case pas la carte postale qui va suivre maintenant, je ne sais pas où je la mettrai : il y a eu d'autres bateaux similaires au VILLE DE BAR-LE-DUC ; on peut voir ci-dessous le VILLE DE SAINT-QUENTIN à... Saint-Quentin (Quel manque d'originalité! ou bien : quelle coïncidence!), avant 1910 :
 

 
     En déchiffrant ce que l'on peut lire à l'arrière du bateau, on apprend qu'il appartient aux Messageries Fluviales de France (Paris), j'en déduis que le VILLE DE BAR-LE-DUC, qui lui ressemble, a été réquisitionné à cette même compagnie. Le bandeau a disparu de la cheminée du bateau dans sa version militaire.

J'arrête là la parenthèse, mais j'aurai plaisir de lire en commentaire plus d'infos sur les VILLE DE ou sur les Messageries Fluviales de France.

      Revenons-en à la Guerre. En 1914, la ville de Saint-Mihiel est prise par les Allemands (ça durera 4 ans) : ils n'iront pas plus loin, le fort de Troyon leur coupant la route de Verdun. La navigation sur la
se trouve ainsi coupée du réseau navigable par le saillant de Saint-Mihiel, et les qui tiraient les péniches sur la rivière (en fait, le de l'Est branche Nord) étaient immobilisés à Verdun. Sur ces 17 (belges?), 12 furent démontés dès février 1915, et finalement les 17 ont été démontés, transportés par parties sur différents chantiers français et remontés. Ils furent remis en service au compte de l'Office National de la Navigation,et, en 1919, étaient exploités sur la , la et la (source : "Compte-rendu des opérations menées par l'ONN pendant l'année 1919").

      La période de la Guerre peut aussi être l'occasion d'innovations dans le but d'améliorer la navigation : en effet, c'est le 11 juin 1916 qu'a été mis en service le
de Foug :
 

 
Ainsi va la Guerre, avec son lot de destructions...
 

quatre bateaux métalliques éventrés
à Berry-au-Bac, le chemin des Dames,
c'est ici que les premiers chars d'assaut furent utilisés
Si je vous dit ça, c'est parce qu'on y reviendra, aux chars...


encore Berry-au-Bac, péniche LEO en bois


La Bassée, péniches en bois détruites.


Dans l'Aisne,
de Saint-Quentin :
à gauche, péniches près de Tergnier ; à droite, écluses de Lesdins en 1917.


: un en construction, déjà détruit!
(Science & Industrie - hors série Les voies navigables françaises - 1934)
 

Le réseau du Nord et du Pas-de-Calais est particulièrement touché : au 11 novembre 1918, on compte près de 400km de voies navigables complètement inutilisables, 74 écluses démolies, 375 ponts ruinés et plus de 200 ouvrages divers entièrement démolis ou gravement endommagés.

Sur la
, dans les Ardennes et la , la presque totalité des ponts est rompue, plusieurs maisons éclusières ou magasins sont détruits, des portes d'écluses sont détruites à l'explosif ou inutilisables, l' de Samogneux est détruite et celle de Roméry est remblayée! Des digues sont rompues en plusieurs points...

Mais la ligne de navigation qui a le plus souffert est sans doute le
des Ardennes et le latéral à l'Aisne :


Un bief et une
du de l'Aisne à la en 1918.
(Science & Industrie - hors série Les voies navigables françaises - 1934)
 
Le est l'objet d'une destruction systématique de la part des Allemands : tous les ponts sont détruits, ainsi que toutes les têtes aval des écluses ; seule la digue du réservoir du Bairon est épargnée.

Après la Guerre vient le temps de la reconstruction :
 

écluses du
latéral à l'Oise,
à
-l'Evêque, en reconstruction


Reconstruction de l'
de Trieste sur le de Roubaix - Avancement au 18 février 1919.
(Science & Industrie - hors série Les voies navigables françaises - 1934)
 
     La reconstruction du des Ardennes a coûté 18 millions de francs de l'époque : toutes les écluses (48), tous les ponts sur biefs (33) et sur têtes d'écluses (28), les aqueducs-siphons (17) et les ponceaux (7) ont été refaits, la navigation est rétablie sur l'ensemble de la voie le 8 janvier 1921.

      Des bateaux aussi, il faut en reconstruire... Et c'est là qu'apparaissent les fameux Gros Numéros! Mais je ne vais pas rentrer dans les détails ici, d'autres l'ont fait, par exemple :
bordabord.org/news/ro-gi-un-gros-numero.

      Conséquence de la fin des hostilités : l'armée se retrouve avec une quantité de matériel sans usage... Des chars, par exemple! Et certains ont alors l'idée d'utiliser ces engins pour la
des bateaux, sur le latéral à la vers Epernay, entre autres. Il a quand même fallut enlever les tourelles et les blindages pour les alléger un peu...
 
 
des péniches par tanks pour remplacer le par chevaux
(La Nature n°2350 du 25 janvier 1919)
 
      L'essai ne donnera pas entière satisfaction, mais pour les détails je vous laisse consulter l'excellentissime site de l'illustre Papidema, sur la mécanique des bateaux : papidema.chez-alice.fr/accueil/train/canaux/Traction_vn.html. Dégustez d'abord les 16 premières pages, vous tomberez sur les chars dans la 17ème!

      Les deux décennies (ou presque) qui séparent les deux conflits mondiaux verront de nombreuse améliorations apportées aux voies navigables, que ce soit au niveau des infrastructures ou de l'exploitation, comme le développement de la
électrique sur berges (mais ça, vous le savez déjà si vous avez consulté le site référencé ci-dessous).

      Voilà ce que dit le numéro spécial sur les voies navigables françaises de la revue "Science et Industrie", en 1934, sur la reconstitution et l'amélioration du
de la au après les destructions de la guerre 1914-1918 :

"Une grande partie du
de la au et de ses voies annexes s'est trouvée, pendant toute la durée de la guerre, en plein champ de bataille. Sur la canalisée, -à-Mousson est restée en première ligne de 1914 à 1918, et, sur le de la au , toute la section de Nancy-Dombasle-Xures et au-delà était constamment sous le feu ennemi : les communiqués ont parlé bien souvent de l'étang de Parroy.
Toutes les voies navigables avaient donc subi dans ces régions des destructions importantes, sans qu'il y ait eu toutefois destruction systématique ni ruine complète des ouvrages d'art principaux. Aussi, les
de reconstitution ont-ils pu être menés très rapidement en 1918-1919, et, dès 1920, on pouvait considérer que la navigation normale était rétablie sur le de la au tout entier et ses annexes. Mais des désorganisations profondes, quoique peu visibles, subsistaient encore, dont le danger ne s'est manifesté souvent que beaucoup plus tard : c'est ainsi qu'en juillet 1932 une rupture de digue dans la région de Parroy a permis de se rendre compte qu'il existait encore dans les digues de plusieurs biefs d'anciens abris de guerre, dont l'effondrement progressif au bout de longues années causait un danger d'autant plus grave pour la tenue des biefs qu'il était à peu près impossible à déceler en temps utile.
Des consolidations importantes, consistant essentiellement dans le battage d'écrans en palplanches métalliques d'une grande longueur, ont donc été entreprises récemment et se poursuivent actuellement."

      Le texte se poursuit sur la reprise vigoureuse du trafic à partir de 1920 et sur les
conduits pour y faire face : doublement des écluses de Nancy à Dombasle, construction des ports de Dombasle et Varangéville, renforcement de l'alimentation en eau, etc...

De périodes de trafic vigoureux en grandes grèves de la batellerie, nous voila bientôt à l'aube d'un nouveau conflit...

(la suite : http://bab.viabloga.com/news/un-canal-en-guerre-3-sur-4
)


Commentaires

Encore mieux que le premier!! par Bat07 le Mercredi 21/04/2010 à 11:34

Bat07 C'est un vrai travail d'historien que tu nous fais là, Guillaume ...... chapeau!
C'est précis, détaillé, remarquablement illustré et avec des liens intéressants ...... Que demander de plus?

Jean Louis


Re: Encore mieux que le premier!! par kikicmr le Mercredi 21/04/2010 à 21:20

kikicmr Merci du compliment!

Historien... peut-être pas quand même!!!

Je me contente de compiler quelques photos, j'ajoute ce que j'ai pu lire de ci - de là... Pas de recherches dans des archives officielles, pas d'études approfondies... Mais c'est vrai que quand on s'intéresse à un sujet, on a envie de partager...


Les VILLE DE.... par mati le Mercredi 21/04/2010 à 13:49

Je pense que cette série d'articls  sera une des références de ce site...

Je vais préciser un point, concernant les "porteurs", les bateaux à vapeur...

Le VILLE DE BAR LE DUC est de la même origine que la série des
PAQUEBOT dont nous avons parlé ICI

j'ai les infos de son état en 1930 :

-VILLE DE BAR LE DUC

-construit à Argenteuil en 1880  (peut être chez Claparéde, mais pas confirmé)
-38,78m x 5,01m  291 tonnes
-remotorisé à 80CV (moteur inconnu) 
-propriétaire HPLM
-réimmatriculé P8527F

Je n'ai pas retrouvé le VILLE DE ST-QUENTIN,
soit disparu, soit à changé de devise, 

En revanche dans la série des porteurs avec une ville de l'Est, -ce qui devrait plaire à kikicmr-j'ai remarqué :

-VILLE DE BACCARAT de 1879
-VILLE DE NANCY de 1880
-VILLE DE TOUL de 1879
-VILLE DE ST-DIE de 1881

tous porteurs HPLM en 1930...tous construits à Argenteuil

donc il reste encore des photos à chercher et à compléter le trou de leurs histoires entre 1800 ET 1930......
   et des articles à faire!

Guy BaB IdF


Re: Les VILLE DE.... par kikicmr le Mercredi 21/04/2010 à 21:26

kikicmr Et bien! Merci de tous ces renseignements!

Effectivement, les villes de l'Est me plaisent! Merci d'avoir mis le lien vers l'article sur les bateaux de la série Paquebot, on peut voir dans un de tes commentaires le VILLE DE NANCY. C'est intéressant de voir un matricule P873F : il y en a eu des matricules, depuis!!!

Je vais te faire une confidence, mais ne le dit à personne : dans les articles qui vont suivre, il va être question d'autres bateaux! Donc si tu as des infos dessus, tu pourras les publier comme tu l'as fait pour les VILLE DE!!!


par nicola le Mercredi 21/04/2010 à 14:16

nicola

B R A V O


Re: par kikicmr le Mercredi 21/04/2010 à 21:26

kikicmr Merci!


Re: par Jean Claude Pluquin le Mercredi 21/04/2010 à 22:39

Jean Claude Pluquin Bonsoir et félicitation pour cette page d'histoire illustrée d'images qui me touchent.
Eh oui, mon père qui n'est plus de ce monde m'a abondamment parlé de choses que je découvre aujourd'hui en images sur votre article.
Et voici ci-dessous une belle photo que j'avais déjà mise sur ce site en mars 2007, je pense qu'elle est bien à sa place.

Image faite à Saint-Venant (62) pendant 14-18. Il s'agit semble-t-il de troupes anglaises effectuant un chargement de vivres ou de munitions. Le bateau est en aval de l'écluse sur la Lys.
J-C Pluquin


Comme nulle part ailleurs par Arrow le Jeudi 22/04/2010 à 00:43

Arrow Bravo les gars , ca c'est de la vraie histoire qu'il faut voir et apprendre .... temoignages uniques et irremplacables qui enrichissent notre savoir .... tres interessant et a suivre avec beaucoup d'interet .

Vive l'eau et l'histoire vraie ; celle avec un grand H .

Patrick L  .


Re: par kikicmr le Jeudi 22/04/2010 à 18:52

kikicmr Belle photo, qui enrichit l'article! Elle ne peut pas être à une meilleure place!

On voit aussi que le bateau porte un numéro à l'avant, comme les péniches dans l'article.


Re: par Jean Claude Pluquin le Jeudi 14/10/2010 à 09:56

Jean Claude Pluquin

Bonjour "KIKICMR"

Je fais des recherches actuellement concernant l'histoire des bateaux "LABOREMUS" et "SAINT-MARTIN" qui ont vraisemblablement participé d'une façon ou d'une autre au premier conflit mondial.

Un site Français dédié à cette guerre me propose de mettre un article en ligne avec mes propres photos de ces embarcations. Mais comme les informations sont très peu nombreuses, m'autorisez-vous à joindre vos photos du "VILLE de BAR-LE-DUC" et du "VILLE de SAINT-QUENTIN" afin de clarifier le sujet en imaginant à quoi ils devaient ressembler à cette époque. Aujourd'hui ils sont dénaturés par leurs superstructures et les hublots.

Comme je l'ai dit dans le dernier l'article "Belles coques anciennes", il est bien évident que je ferais partager, s'il y en a, le résultat de mes recherches.
Bien cordialement.
Jean-Claude Pluquin

 


Re: par kikicmr le Jeudi 14/10/2010 à 18:08

kikicmr Bnojour Jean-Claude,

Pas de soucis pour que vous utilisiez la carte-photo du "Ville de Bar-le-Duc", mais merci d'indiquer sa provenance (lien vers l'article). Si vous voulez, vous pouvez même citer le texte écrit au dos, que j'ai recopié dans l'article.

Pour le VILLE DE SAINT QUENTIN, vous pouvez le reprendre aussi, mais je vous précise quand même que la carte postale a voyagé en 1910, donc la photo date bien d'avant la guerre.

Et puis vous pouvez aussi mettre ici en commentaire un lien vers le site consacré à la guerre et votre article, ça pourrait en intéresser plus d'un!

Cordialement,

Kikicmr


Re: par Jean Claude Pluquin le Samedi 16/10/2010 à 12:15

Jean Claude Pluquin Voici l'essentiel du message envoyé qui est accompagné, évidemment, des photos des bateaux concernés:

 
" J'ai retrouvé récemment 2 bateaux dans la région de Paris. Ils ont été
probablement construits en Ecosse pendant la première guerre mondiale vers
1916-1917.
Des documents m’ont appris que le "Saint-Martin" était équipé en 1930, d'un
moteur ( Ecossais) KELVIN de 55 chevaux et que la longueur des bateaux était de
38,50m pour une largeur de 5,06m environ. Ce sont les dimensions des écluses
françaises sur les principales voies navigables à cette époque.
« Saint-Martin » et « Laboremus » ne sont pas des noms d’origine. Ils devaient
probablement avoir un matricule semblable au bateau As186 ( photographié dans le
Nord de la  France ). Ils devaient ressembler approximativement au bateau
Français « Ville de Bar-Le-Duc ». Le verso nous donne des explications sur le
rôle de ce bateau : "Varangéville, le 27 décembre 1914. Cher cousin, Je réponds
à ta petite lettre qui m'a fait grand plaisir de savoir de tes nouvelles et de
vous savoir tous en bonne santé. Pour moi je vais très bien. J'ai fait le
ravitaillement pendant un mois et demi tout près des boches, mais maintenant je
fais l'abattoir. On saigne 70 boeufs par jour. Demain, nous avons 150 cochons à
saigner et nous ne sommes que 20 bouchers pour faire ce travail, mais cela ne me
fait rien, plus il y en a, plus je suis content. Voila le bateau que je ferai le
ravitaillement par le canalde la Marneau Rhin. Cher cousin, je te souhaite une
bonne et heureuse année pour l'année 1915. Adieu, ton cousin qui pense à toi.
L.D." Pour être complet, j'ajoute que cette carte est adressée à Monsieur Henri
Quétand - cours Tolstoï 56 bis à Villeurbanne - Lyon.
http://bab.viabloga.com/news/un-canal-en-guerre-2-sur-4#comment_10

Ils étaient peut-être équipés de moteurs Diesel (les tout premiers) donc avec
des cheminées plus réduites que le "Ville de Bar-le-Duc".

Je crois savoir qu'ils étaient destinés à la guerre, sans doute, pour les
troupes Anglaises.
Peut-être étaient-ils équipés de canons ?
Etaient-ils destinés à transporter des soldats ou du matériel ?
Ils ont été conçus avec les mêmes plans de réalisation mais je pense qu'ils ont
été construits dans des chantiers maritimes (non fluvial) différents car il y a
des petites différences surtout visibles à la proue.
 
Au cours du second conflit mondial ces bateaux ont été réquisitionnés par les
soldats Allemands à cause de leur très grande solidité.
Puis ils ont été utilisés pour le trafic fluvial civil Français. Aujourd’hui le
« Laboremus » est un bateau-logement, c’est la raison de la présence de hublots
dans la coque.
Le « Saint-Martin » contient 2 cuves et des pompes pour ravitailler à quai les
péniches de passage.
Malgré leur grand âge, ils sont toujours à flots et bien entretenus. Leur jolie
coque rappelle celle du "Titanic" évidemment en nettement plus petit .
 
Voilà, ce serait gentil si vous pouviez me transmettre des informations, si vous
en avez bien sûr, concernant l'histoire de ces bateaux ainsi que les noms des
chantiers de construction".




Pour les lecteurs "Bord à bord" de cet article:
Voici le lien si vous voulez voir les photos du "LABOREMUS" et du "SAINT-MARTIN" :
http://bab.viabloga.com/news/belle-coque-ancienne-2#comment_36

Voici la réponse du site dédié à la guerre de 1914-1918:
Bonjour,
Ce que nous pouvons faire, c'est diffuser les photos sur notre site en invitant les personnes qui auraient des infos à vous contacter directement. Qu'en pensez-vous ?
Cordialement
Le webmestre

Et leur site: http://www.association14-18.org/



bravo par gaetan le Samedi 16/10/2010 à 08:55

bonjour,
Kikicmr;  j' ai parcouru, j' ai admiré les photos ou cartes postale, un seul mot merci, merci de nous faire partagé cette période de notre histoire. 


Re: bravo par kikicmr le Samedi 16/10/2010 à 10:44

kikicmr Bonjour Gaëtan,

Merci pour ton commentaire!

Un article qui fait encore parler six mois après, ça fait plaisir!

kikicmr


Re: bravo par gaetan le Samedi 16/10/2010 à 13:03

les articles qui apparaissent sur le forum je les suis je ne répond pas forcément sur l' instant, par manque de temps ou peut-être par manque d' inspiration mais les sujet qui m' intéressent je ne les oubli pas est par ailleur l' écriture n' est pas un de mais point fort mais je pense que certain sujet mérite que je fasse un éffort. 
a+


Bah alors là! par kikicmr le Samedi 23/10/2010 à 21:07

kikicmr Bah alors là!

Rien d'autre à dire... depuis que j'ai découvert cette photo dans un vieil album de photos prises par un soldat américain en 1918-1919, je suis sur le c**!


Non, ce n'est pas un cuirassé américain traversant le canal de Panama!

Comme l'indique la légende (en anglais), c'est une canonière française, appelée AISNE, qui passe au niveau de Liverdun (54), sur le canal de la Marne au Rhin, en décembre 1918 (glace sur le canal).

Quelqu'un a des infos?


Re: Bah alors là! par nicola le Samedi 23/10/2010 à 22:09

nicola La photo (super) en taille d'envoi ---> bordabord.org/images/AISNE_a_Liverdun.jpg


Re: Bah alors là! par kikicmr le Samedi 23/10/2010 à 22:18

kikicmr Bon, j'ai commencé à chercher quelques infos : déjà, l'appelation officielle est "péniche porte-canons" "canonnière fluviale".

L'AISNE s'appelait auparavant "canonière C", ou "Cruelle".

Pendant la 1ère guerre mondiale, l'armée de terre mis en oeuvre des batteries-canonnières sur les fleuves du nord de la France. Elles furent au nombre d'au moins douze, dont huit de type A. Parmi elles, six reçurent des noms : A = Ardente, B = Brutale, C = Cruelle, D= Décidée, F= Furieuse, G=Guerrière.

Enfin, voici tout ce que vous voulez savoir :

C - CRUELLE  chaloupe – canonnière fluviale type A (1915 – 1929)  
 
Chantier :  
 
Lorient  
Commencé : 05.1915  
Mis à flot : 1915  
En service : 06.1915  
Retiré : 1929
Caractéristiques : 110 t ; 200 cv ; 28,5 x 5 x 1,2 m ; 9 nds ; 2 chaudières ; 2 machines alternatives ; blindage contre les balles de 20 mm protégeant le canon, les soutes et l’appareil moteur.
Armement : I de 140 mm à l’avant + II de 47 mm contre avions à l’arrière
 
Observations* :  
 
Construction issue d’une mise au point des plans de l’ingénieur Disière de 1875. Huit canonnières à canons de 14 sont construites à Brest et à Lorient entre le 1er mai et le 1er juillet 1915
10.06.1915 : la 1ère batterie mobile arrive à Calais. LV Ferlicot, commandant de batterie
18.06.1915 : effectue son premier tir à Furnes où elle s’est rendue par les canaux
06.1915-12.1915 : séjourne dans la région de Furnes où elle effectue de nombreux tirs sur des cantonnements, des observatoires et des canons ennemis qui la contrebattent  
03.1916 : Somme  
16.07.1916 : touché par un obus de 130 (ou de 150 mm). Le premier-maitre canonnier Donia est tué, le LV d’Harcourt commandant de batterie, et 8 hommes sont blessés. Le canon est mis hors service, une forte voie d’eau se déclare
24.07.1916 : les avaries sont réparées par les seuls moyens du groupe, le canon est remplacé, et la canonnière revient à son poste de tir. Ce sera la seule qui soit momentanément mise hors de combat, bien que les canonnières aient été soumises une centaine de fois à des tirs d'efficacité bien réglés : dans tous les autres cas, un déplacement opportun leur a permis d'échapper aux effets du bombardement.  
01.1917 : Oise
14.02.1917 : création de la Réserve Générale d’Artillerie Lourde (R.G.A.L.)
La batterie est affectée à la 3ème division de la R.G.A.L.
04.1917 : Champagne  
07.1917 : Belgique, offensive dans les Flandres  
12.1918 : affecté à la flottille du Rhin, renommé Aisne  
1929 : rayé.

infos provenant du forum pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/batterie-canonnieres-fluviales-sujet_103_1.htm


Re: Bah alors là! par kikicmr le Samedi 23/10/2010 à 22:31

kikicmr Heu... Mati, on compte sur toi pour le matricule!


Re: Bah alors là! par kikicmr le Dimanche 07/11/2010 à 21:13

kikicmr Bon... je suis encore tout excité par ma découverte de la canonnière... J'ai donc poursuivi les recherches...

Sachant qui elle était, il me fallait trouver ce qu'elle faisait là! En plus en décembre 1918, la Guerre est finie... Il faut savoir que les canonnières fluviales ont été retirées des combats en décembre 1917, car la Marine a besoin de son personnel.

Depuis cette date, la canonnière C comme CRUELLE et ses soeurs étaient remisées dans les ports.

Le 8 décembre 1918 est crée la Flotille du Rhin, qui aura la charge de veiller à la sécurité de la navigation sur le fleuve-frontière. La Marine met aussitôt à la disposition du Département de la Guerre quatre canonnières de 14 (C, renommée AISNE, et G, H, I), 18 vedettes dites "canadiennes" (dont l'armement comprend un canon de 75 du modèle de la guerre ou de 65 modèle 1902 et 2 mitrailleuses) et une vedette du type dit "chasseur de sous-marins" (2 canons de 57 américain et 2 mitrailleuses). >>
(Source : ici et SHD Vincennes.)

Le passage de la canonnière AISNE à Liverdun en décembre 1918 correspond à son transfert du port du Havre, où elle était en attente depuis 1917, vers Strasbourg, où quatres d'entre elles sont appelées à rejoindre la flotille du Rhin, nouvellement créée pour assurer la sécurité de la navigation sur le fleuve (empruntant, entre autres, la Seine, la Marne, le canal de la Marne au Rhin).

Et vous avez remarqué le marin qui est à l'avant avec une perche? Et bien, si mes déductions sont bonnes, c'est pour dégager les glaçons qui pourraient se prendre dans le gouvernail qui équipait l'avant de la canonnière (pour les canaux où elle ne pouvait pas faire demi-tour!).


Re: Bah alors là! par mati le Lundi 08/11/2010 à 09:39

Bravo Guillaume, tu "trouves" et tu nous fait partager tes recherches.

Il faut se représenter la tete des éclusiers quand ils ont vu arriver cette cannonière!
et le passage des voûtes? exceptionnel!

Guy BaB IdF


Eclusier surpris par Arrow le Lundi 08/11/2010 à 10:22

Arrow L'eclusier etait surpris car il attendait le passage d'un bateau avec 100 Tonnes de charbon mais il ne savait pas ce qui venait avec .... voici donc en exclusif quelques images .... a vous les studios .


Chose faite , le revoici un moment plus tard avec le reste du village

Vive l'eau et les eclusiers .

Patrick L .


Re: Eclusier surpris par maletra le Lundi 08/11/2010 à 11:42

Bonjour
            bravo pour ton humour Patrick , n'en déplaise à certain

                                                                               jean-claude 


Re: Eclusier surpris par Arrow le Lundi 08/11/2010 à 11:49

Arrow Merci Jean Claude !   

Vive l'eau et le Cyclone .

Patrick L .


Re: Bah alors là! par kikicmr le Lundi 08/11/2010 à 17:47

kikicmr Pour le passage des voûtes, et des ponts, la cheminée était rabattable.


Canonnière type K par kikicmr le Jeudi 11/11/2010 à 15:10

kikicmr L'histoire des canonnières fluviales semble vous avoir plu... Je ne pouvais donc pas vous laisser comme ça!

Donc, pour compléter, après le passage de l'AISNE à Liverdun, canonnière de type A, je vous propose maintenant une canonnière de type K, que je n'ai pas pu identifier (soit K, ou L, ou M ou O) ni localiser (un canal dans le Nord-Est : Aisne à la Marne ou autre...).


 
Les canonnières de ce type furent construites aux arsenaux de Brest (K, L) et Lorient (M, O) du 1er juillet au 1er septembre 1915. Elles portent deux canons de 10 cm (portée pratique de 13,5km), un à l'avant, l'autre à l'arrière (sur la photo ci-dessus, c'est l'arrière qui est visible), deux canons de 47mm et deux mitrailleuses. Construites d'après les spécifications du lieutenant de vaisseau Ferlicot et les plans de l'ingénieur général Charles Doyère, dressés en mai 1915, elles sont appelées "canonnières protégées" car mieux équipées pour résister aux obus et aux tirs de balle.

Leurs dimensions sont les suivantes :
- longueur 28,50m
- largeur 5,00m
- tirant d'eau de 1,85m
- 180 tonnes de déplacement

La propulsion est assurée par une seule machine à vapeur de 200 chevaux, lui permettant d'atteindre une vitesse de 10 à 11 noeuds. Elles ne disposent que d'un seul gouvernail, contrairement aux canonnières de catégorie A.

Sur la photo, on peut voir une péniche à l'arrière plan, devant la canonnière.

Les douze canonnières (8 de type A, ou Dislère, et 4 de type K, ou protégé) sont réparties en trois batteries de quatre canonnières, comprenant en outre un échelon de trois péniches portant le charbon, le ravitaillement en munitions et les matières consommables.  La troisième batterie, comprenant les canonnières de type K, a servi en Champagne de septembre 1915 à septembre 1917 et à Vailly, sur l'Aisne, d'octobre à novembre 1917.

Sur la photo, on voit que la cheminée rabattable est... rabattue! Et devinez ce qui se cache sous la bache arrondie, à l'arrière "tribord"? Les WC de l'équipage!
 

 
source : MARINES MAGAZINE n°52 et 58


Re: Canonnière type K par p boum le Jeudi 11/11/2010 à 19:21

Le bachot est en "navigation"; bien examiné au zoom 400, des ondes provoquées par l'avancement et les "marques" dans l'eau au niveau de la spatule de la "rame" font supposer qu'il a effet de  godille et le trajet d'après le sillage arriere apparent dénote une pratique réelle du personnage.

Le   godillage  n'est pas "donné" a tous (inclus a des Pros) il faut vu la position de l'opérateur --godiller en étant  assis et son aisance conclure que c'est peut-etre un marinier. Les dimensions quasi idem a des "péniches" une partie de l'équipage était sans doute issue de la batellerie. Des recherches "familiales" seraient des options interressantes.

Lors du Service Militaire la quasi totalité des bateliers affectés dans le Génie se sont retrouvés sur les engins flottants de cette "arme": pont-de-franchissements / vedettes / engin- Gillois etc...(période 1945/1990) .....


Re: Canonnière type K par Lougabier le Jeudi 11/11/2010 à 20:48

Évoquer des souvenirs, un 11 novembre, ça tombe bien !  Mais ici, ce n'est pas qu'un jour par an !!
Pour le service militaire, certains disaient que c'était alterné dans une même famille : Génie/Marine. Je ne sais pas si c'était vrai ou si c'était un hasard, mais pour nous ça s'est passé comme ça.
Dans le midi, il y a eu pas mal de blessés reconvertis en éclusiers, pontonniers, etc. Beaucoup de bateaux ont porté, par la suite, des noms évocateurs : Somme, Yser, Clémenceau, Joffre....
Bravo pour ces articles et commentaires.


par kikicmr le Jeudi 11/11/2010 à 21:27

kikicmr


 
- Chérie, appelle l'assurance!

(si vous pouvez m'aider à identifier le lieu et le bateau, ça serait sympa. Pour la date, je dirais entre 1914 et 1918...)


recherche de magazine (Science & Industrie - hors série Les voies navigables françaises - 1934) par parent peggy le Lundi 29/08/2011 à 12:57

 bonjour, 
ou pourrais-je trouver cette revue? Elle est vieille mais je la cherche pour mes parents, merci


Voir drectement sur la toile en + de ce site par p boum le Lundi 29/08/2011 à 20:32

Sur la toile typer le texte  "celui" entre vos parenthèses  >  sciences et industries voies navigables 1934  < et apparaitra un nombre important de   sites  soit les événements de cette période et les années suivantes dont des textes et participatons des "collègues" nombreux de bord a bord................ les péniches pendant la période et notamment des péniches-"militaires" tels porteuses de canons ou autres utilisation.  Si autre souhaits le faire savoir > en réponse sur ce site.......dispose "documentation" liée    slts


Re: recherche de magazine (Science & Industrie - hors série Les voies navigables françaises - 1934) par kikicmr le Lundi 29/08/2011 à 20:45

kikicmr Bonsoir,

Je pense que vous devriez essayer sur des sites de livres anciens (par exemple chapitre.com).

Bonne chance !



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