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La descente des Vosges, de l'échelle d'écluses au plan incliné d'Arzviller (4/6)

Les travaux du plan incliné

Par kikicmr • BaB NordEst.fr • Jeudi 13/01/2011 • 0 commentaires  • Lu 2470 fois • Version imprimable

  • Currently 5/5

Note : 5/5 (3 notes)

(articles précédents : bordabord.org/news/la-descente-des-vosges-de-l-echelle-d-ecluses-au-plan-incline-d-arzviller ; bordabord.org/news/la-descente-des-vosges-de-l-echelle-d-ecluses-au-plan-incline-d-arzviller-2-6 ; http://bab.viabloga.com/news/la-descente-des-vosges-de-l-echelle-d-ecluses-au-plan-incline-d-arzviller-3-6)

Les ont été confiés au groupement d'entreprises formé par : la Compagnie Française d'Entreprises (pilote génie civil), les Chantiers Réunis Loire-Normandie (mécanique), E.M.H. (Equipements Mécaniques et Hydrauliques, pour la partie ), Trindel (électricité) et Dumez (béton).

Le projet retenu se compose d'un
d'accès amont, qui a son origine légèrement en amont de l' n°1 ; il est accroché au versant Sud de la vallée du Teigelbach sur une longueur totale de 3308,29m. Il aboutit sur une croupe rocheuse qui forme l'intersection des vallées du Teigelbach et de la Zorn et sur laquelle est implantée l'ouvrage. Le mouillage y est de 2,60 mètres, pour une section mouillée de 42m2. Côté Sud, il est longé d'une banquette de de 3,20m de largeur, 3,00m pour la banquette de contre- Nord.
Le
transversal assure le franchissement d'une dénivelée de 44,55m, remplaçant 17 écluses. La pente des voies de roulement est de 41%,  sur un parcours, ramené à l'horizontale, de 108,65m. Le projet comporte deux bacs, chacun relié à son contrepoids par l'intermédiaire d'un treuil assurant la .
 

Vue en plan du
, sur laquelle figurent
les courbes de niveau du terrain naturel (pour agrandir, cliquez
ici).


Coupe longitudinale du
(pour agrandir, cliquez ici).
 
Le aval commence par un bassin de virement de 14 000m2 environ, immédiatement à l'aval du . Long de 1800 mètres, il suit la vallée de la Zorn pour rejoindre le bief amont de l' 18. Le Teigelbach, avant de rejoindre la Zorn, franchit le par un siphon.
Au pied du
se trouve un bassin d'accumulation, destiné à effectuer le réglage du plan d'eau du bief aval, en compensant les fuites de bief et des portes de l' 18 et aussi la consommation de cette pour les bassinées.
 

Plan de masse et profil en long
du site d'Arzviller (pour agrandir, cliquez
ici).
 
Le document ci-dessous présente le plan de masse de l'échelle d' et le tracé du nouveau . Y figurent également la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg et la route départementale 98, au Sud de l'ancien . On y voit aussi les profils en long comparés des deux tracés.

Les
du amont ont présenté des difficultés dues à la géologie : le grès (grès du Trias inférieur, qui constitue la couverture des Vosges du Nord sur 400m d'épaisseur) était beaucoup plus fracturé que prévu et on y trouvait de nombreuses nappes d'eau. Il a donc fallu étancher la cuvette du et constituer un système de drainage.
 
 
Formations géologiques : à gauche, grès fissuré instable ; à droite : poudingue gréseux type Sainte-Odile.


Terrassement du
amont : mur de soutènement (à gauche).


Drainage du
amont.
 
Pour l'élévateur à bateaux, les principales études ont porté sur les problèmes de sécurité, à partir des analyses effectuées : sécurité de fonctionnement (aucun défaut ou incident ne doit pouvoir conduire à une conséquence catastrophique) et sécurité d'exploitation (l'exploitation doit pouvoir être reprise le plus rapidement possible après un incident).

Il faut noter la collaboration poussée avec les ingénieurs belges ayant construit le
de Ronquières, et les ingénieurs allemands ayant construit l' à bateaux de Henrichenburg, qui avaient été confrontés à des problèmes présentant certaines similitudes avec ceux que l' française avait à résoudre.


Au plus fort du
, voici la liste des matériels de terrassement présents :

- 3 wagons Drill équipés de compresseurs de 340cv
- 1 bulldozer Euclid TC 12
- 2 bulldozers Euclid C 6
- 1 bulldozer Caterpillar D6
- 3 bulldozers Caterpillar D8H
- 3 bulldozers Allis Chalmers HD 21
- 1 bulldozer Caterpillar D9
- 2 chargeuses sur pneus Caterpillar type 988
- 1 chargeuse sur pneus Caterpillar type 950
- 1 chargeuse sur pneus type Kaelble SL 18 B
- 1 chargeuse sur chenilles Caterpillar 955 K
- 1 chargeuse sur chenilles Allis Chalmers HD 12 G
- 1 pelle mécanique Linkbelt en butte de 1m3 - LS 108 B
- 1 pelle mécanique Pinguély en butte de 1m3
- 2 pelles mécaniques Nordest P85 de 1,35m3
- 3 dumpers Kockum KL 420 de 12m3
- 5 dumpers Aveling Bedford SL 300 de 10m3
- 4 compacteurs vibrants Bomag BW 200
- 1 compacteur ABG (SAW) de 13,5t
- 1 isopactor de 25 tonnes
- 18 pompes Grindex type Major H
- 2 camions Kaelble de 12m3
- 6 camions Somua de 12m3
- 4 camions Berliet de 5m3
- 3 compresseurs Spiros CK 6 - 120cv
- 2 compresseurs Ingersoll Rnd DL 900 - 340cv

Les déblais rocheux sont réutilisés en remblais :
bulldozer, niveleuse, dumper, cylindre et camion.

De plus, pour les bétonnages furent utilisées 4 centrales à béton Richier S 860 E de 10m3/h, 3 camions Berliet avec malaxeurs Richier de 4m3, 2 grues tour Weitz G 140, une grue sur pneus type Lorain MC 540 A, une pompe à béton Torkret PT 15/63 . Les agrégats, graviers et sable provenaient des ballastières du
, acheminés par camions ou par péniches.

Les enrobés destinés à étancher le bief amont étaient fabriqués à partir de deux centrales Linnhoff discontinues, l'une de 90t/h, l'autre de 50t/h. La mise en oeuvre sur les berges était faite à l'aide d'une répandeuse type S.G.M.E. et d'un finisseur classique pour le radier. Le compactage se faisait avec deux rouleaux lisses Télépactor Albaret pour les berges, un rouleau à pneus et un lisse pour le radier.
 

Machine SGME posant le béton bitumineux sur la digue du
amont.



d'amenée amont, qui surplombe la route départementale 98 et la voie ferrée;
sur l'autre versant de la vallée, on voit les maisons de l'ancienne échelle d'écluses.



 
Grès compact légèrement fissuré supportant le
.


Terrassements du
.


Palplanches dans le
aval.

Fosse des bacs (aval du
) : une pelle mécanique Poclain termine le parement vertical
du terrassement et charge une benne remontée par une grue Nordest P 85 au niveau du terrain naturel.



Terrassements du
: à droite, centrale à béton ;
réglage du fond de fouille à la pelle mécanique et au bulldozer
;
ferraillage du fond de la salle des machines.


Bétonnage de la fosse des bacs.


du CD98 enjambant le amont en construction.


Chariot bac en cours de montage en juin 1967 (à gauche) et complet (à droite).

L'hiver 1967-1968 a causé quelques désordres sur une zone déjà reconnue comme fragile : des blocs importants se sont dégagés de la paroi, endommageant la cuvette du , les couches de roches tendres ainsi que le talus supérieur ont été érodés par le gel ; pour renforcer les talus de déblais, différentes mesures ont été prises à partir de juillet 1968 : constructions de murettes de briques de laitier ou d'agglomérés ciment, boulonnage de la paroi (technique également utilisée sur la partie française du tunnel du Mont-Blanc) et construction de piliers en béton armé boulonnés à la roche.
 
Le bief amont est équipé à son origine d'une vanne secteur de 16 m de longueur et 2,75m de hauteur, s'effaçant dans le radier, qui a pour objet d'éviter la vidange de l'ensemble du bief de partage en cas d' sur les nouvelles digues ou sur l'ouvrage.

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