S'identifier - S'inscrire - Ecrire un article - Contact

Annonce

NOUVEAU Bord à Bord - FLUVIAL Changement d'Administrateur
Objectif : Articles appronfondis et argumentés sur la Batellerie tels devoirs de mémoire (histoire) ou Actualités
Souhait : Complémentarité avec les bonnes informations, mais succintes sur les groupes batellerie de Facebook, et celles pointues des sites incontournables spécialisés.

Ces femmes "d'à terre"

A Marie-Jeanne, Lydie, Josiane, Annie.... et les autres

Par Miette • BaB 2 mers • Samedi 31/05/2008 • 11 commentaires  • Lu 5267 fois • Version imprimable

  • Currently 3.5/5

Note : 3.5/5 (2 notes)

Elles habitaient la campagne environnante qui longeait le , près d’un ,  d’une ou d'un ; elles ont flashé pour de jeunes et beaux mariniers à la barre de leur bateau… le Destin. Mais savaient elles vraiment dans la fougue de leurs 18 ou 20 ans ce à quoi elles s’engageaient….
Après le bonheur du mariage, c’était « embarquement immédiat, attention au départ ». Et là le dur apprentissage du métier, souvent sur un bateau en bois dans les années 60 : les écluses, manuelles bien sûr, physique mais facile et sympa, l’amarrage, ça ira dés qu’on aura compris le langage technique, la barre un peu plus dur, mais après quelques cap à terre on y arrive à condition d’être en vigilance ; et puis tout le reste, bâcher, en s’accrochant pour ne pas s’envoler avec le mistral, sauter à terre… avec élan si possible, pour aller à l’, ou grimper aux portes (pas d’échelle à cette époque)… les hésitations… et la voix derrière « allez saute », ce n’était plus le tendre et cher mais le marinier, responsable de son bateau ! Il fallait assumer. C’était aussi la peur au ventre dans l’étang déchaîné qu’il fallait traverser à tout prix pour ne pas rater le navire ; c’était encore l’angoisse dans le brouillard épais de Garonne à faire la vigie ou dans les manœuvres de nuit au cours des grosses marées! Il a fallu surmonter tout ça.
  
                                                                                   Photo extrait "Profession marinier"  J.D.Sudres
       à la manivelle !

C’était aussi courir acheter le pain ou des produits frais en se débarquant à une pour venir rattraper le bateau à la suivante ; c’était la lessive au , et à l’eau du qui était claire à cette époque, mais bien froide en hiver, le réfrigérateur à pétrole qui fumait noir si on avait de la gîte, l’eau potable qu’il fallait économiser, … la rusticité du quotidien !
 De l''eau !   Corvée de pelle au chargement
Photo extrait " du " C.Sarramon
  Et puis il y a eu les enfants nés dans un du au hasard des voyages… le grand bonheur d’être mère ; mais quelques années après le déchirement de la séparation, oblige ! Il a fallu faire face….
Pour la majorité elles sont devenues des marinières émérites, quelques rares autres ont abandonné, trop dur ! Ca gâche tout le reste !
Aujourd’hui elles gardent une certaine de cette période de leur vie synonyme de jeunesse, d’amour, de solidarité, de découverte d’un métier et d’un magnifique dont les souvenirs bercent leurs vieux jours ; elles n’ont retenu que le meilleur….
Alors chapeau Mesdames venues «d’à terre », un grand bravo à la hauteur de votre mérite.

Et les filles de mariniers? Pour celles là non plus ça n’a pas toujours été facile mais elles étaient nées dedans, avaient toujours vécu dans le tout petit logement au confort très sommaire, étaient à la barre depuis leur jeunesse, connaissaient le et ses écluses depuis toujours… alors lorsqu’elles ont épousé un marinier c’était comme avant, l’Amour en plus…ça aide !

       Du noir pour la sole... dans la bonne humeur !
                                  
PS : j'ai eu du mal à trouver des de ces femmes au travail.....c'est toujours les hommes qu'on voie en photo... et pourtant !
 

Articles qui contiennent des mots-clés similaires


Commentaires

Bravo par BaB le Samedi 31/05/2008 à 07:19

BaB

Alors chapeau Mesdames venues «d’à terre », un grand bravo à la hauteur de votre mérite.
Oui Miette, un tout grand bravo :-)


CHAPEAU ET BRAVO!! par Bat07 le Samedi 31/05/2008 à 08:20

Bat07 Chapeau à toutes et bravo pour ce bien bel article ..... Je pense que j'en reparlerai bientôt, avec toi Miette, de vive voix ....

Jean Louis VEY


femme d'a terre par BJ le Samedi 31/05/2008 à 16:44

Bonjour et bravo pour vos commentaires et mille mercis de la par de ma maman qui elle aussi et une d'a terre, elle qui arrive des lontaines pyrènèes et encore merci a vous tous et toutes.
Amitiès
BJ


femmes d'a terre par Bordenave le Samedi 31/05/2008 à 21:45

Bordenave

Bel article avec une vision trés pertinente du métier comme
l'évoque souvent ma mère native de Pornic (44).
Encore de belles pages comme ça! Merci. 


Travail de Femmes par Alain Marie le Dimanche 01/06/2008 à 08:01

Bonjour,

Dans le livre Toulouse,les années 1950-1960 , des éditions Toulousaines Loubatières on trouve une photo d'une Femme aidant son Mari.Je présume qu'il s'agit de Germaine aidant Eugène à laver la cale de la Marie-Thérèse après avoir débarqué la pyrite ( voir l'article sur les Ponts-Jumeaux ou bassin de l'Embouchure ).
On reconnaît la forme arrondie des membrures d'une barque,le tillac,le traversier,les trébuchets.




Alain Marie



Re: Travail de Femmes par suzy le Mardi 03/06/2008 à 20:00

bonsoir
Grosse discussion hier soir avec Pierrot et Marie thérèse Brieu,Gégé,etAlain pour définir qui est dans la cale?
En fait Alain avait "avancé" le nom du couple Boudou (Lucien et Carmen).Quant au bateau en question,çà ne pouvait pas être "la Maryse Lucienne" (un de leur ancien bateau qui est devenu ensuite le "lilas" quand Alexis Albano l'a acheté) au vue des membrures.
Par contre Pierrot se rappelle que le couple Boudou etait  à bord de la barque "Trois fréres".Tous les participants à la discussion sont d'accord pour dire que ce n'est pas le couple Denty.Amicalement


Pour toutes les femmes " d'à terre" par Coco 51 le Dimanche 01/06/2008 à 18:31

Bravo Miette pour votre hommage à toutes celles dont on ne parle pas forcément.
Du Midi ou du Nord, elles ont connu le même destin : les ports de mer, la traversée de la Zélande, les marées et aussi toutes les écluses à la main, etc.....Dans le "Nord" où les distances étaient plus longues : les journées en train pour aller chercher ou emmener les enfants à l'internat, les galères en taxi pour changer de gare où pour rejoindre le bateau dans un silo ou à une écluse au fin fond d'une campagne ; les péripéties quand il fallait se déplacer de l'étranger.....
Ma belle-mère était une fille d'à-terre, fille d'agriculteur ; elle a connu son mari lors d'un bal et l'a fréquenté à cause d'une écluse en panne (il n'est pas reparti le lendemain matin comme prévu !!!!!).Toute sa vie elle a lutté contre le vertige et la peur de l'eau.
Ma mère était fille de batelier, du midi, mais a grandi à terre ; lorsqu'elle a embarqué avec mon père, elle ne savait pas grand-chose du métier et en plus elle s'est retrouvée dépaysée par les lieux et les accents qu'elle ne comprenait pas toujours (les ch'tis, les alsaciens). Elle m'a raconté la 1ère fois qu'elle a été faire des courses dans le Nord, elle est revenue avec son sac à provisions vide.
Aujourd'hui c'est plus facile sur certains points, mais encore dur sur d'autres.


par mati le Lundi 02/06/2008 à 14:38

Bel article Miette!

J'ai cherché une illustration, trouvé cette petite photo parue dans un cahier de la batellerie n°26 (Mariniere Ma Vie - Ma  Profession)




GUy BaB IdF


Re: par BaB le Lundi 02/06/2008 à 15:39

BaB RIRES !!!
J'aime beaucoup le commentaire de la photo du cahier :-)


Re: ces femmes d'à terre par berjac49 le Lundi 02/06/2008 à 20:54

Pour info

Bonjour,

Si certains sont interressés par ce cahier n° 26 Mariniere ma vie, ma profession, il est toujours disponible. Et peut-être commandé (bon de commande à imprimer ou par lettre) à l'AAMB du musée de Conflans et expédié par la poste.
Suivre le lien suivant.

www.musee-batellerie.tk


Les filles de mariniers par Phebe le Mardi 03/06/2008 à 11:05

Effectivement Miette, vous avez raisons les filles de marinier sont nées dans cet univers certes pas toujours facile, notamment lorsque nous allons a l’école et que le bateau est a des Kilomètres…Mais s’est notre univers. Ma mère est une « femme d’a terre », fille d’éclusier, mais elle n’a jamais compris mon empressement à embarquer avec papa pour donner un « coup de main »  dès que j’en ai la possibilité.



Identification

Nom d'utilisateur
Mot de passe

Mot de passe oublié ?

Identifiez les nouveaux articles et commentaires, signez les, et plus !

S'inscrire

Dernières publications en images

L'histoire du bâtard ASTER

Un nouveau livre : Photos de Charles Fiquet dit "radar"

L'hiver 1929 a été froid (3e partie)

L'hiver 1929 a été froid (2e partie)

L'hiver 1929 a été froid (1re partie)

Barragiste sur la Petite-Saône, dans les années 30

RENOVATION DU PONT-CANAL DU CACOR

Mystère à bord

Un lundi de janvier 2019 à Varennes-sur-Seine

REPARATION DU PONT CANAL DE L'ORBIEL A TREBES

SEINE ET YONNE

MEMORIAL DES MARINIERS DU MIDI DE GARDOUCH (31)

LE CANAL DU MIDI ET L'AEROPOSTALE

LA BELLE DE CHAMPAGNE, nouvelle arrivée au port de Mareuil-sur-Ay

15 OCTOBRE 2018 : INONDATIONS DANS L'AUDE (3 et fin)

Toujours l'écluse de Neuilly-sur-Marne


Sites Transports Fluviaux


CNBA
 

Rubrique courante


Recherche