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La Vague des Femmes Batelières souhaite aux internautes de Bord à Bord et à son équipe une année 2007 volontaire et dynamique.
Depuis ce résumé de notre profession face au développement durable, et après les commentaires, quelques réflexions s’imposent. Je n’imaginais pas que ce dossier puisse faire réagir de cette façon. Je trouve que c’est très bien.
A cette mode écolo où développement durable rime avec tout et n’importe quoi, nos arguments semblent un peu désuets. Pourtant depuis plus de 30 ans, dès le premier choc pétrolier d’ailleurs, nous avions mis en avant cette réalité socio-économique de notre transport face à ses concurrents. Nous démontrions l’impact sur la santé et sur l’environnement. Personne n’écoutait…Aujourd’hui certains y prêtent une oreille discrète…mais les années ont passé et le découragement a fait son œuvre…
Si pour certains le marché libre est une progression sociale, pour d’autres c’est une véritable régression. Quoi qu’il en soit, il y a un malaise certain puisqu’un simple résumé de promotion fluviale génère des positions différentes mais où il ressort la même constatation : les prix d’aujourd’hui sont ceux d’hier et, même, d’avant hier ! Ce marché libre où le mot "libre" ne veut plus dire : agir à sa guise, sans servitude. Mais veut dire travailler sous l’emprise d’une du dirigeant du groupement auquel on adhère. Qui dirige les groupements de transporteurs ? Quels sont leurs règlements ? Quand on prend la peine de réfléchir et de répondre à ces questions on peut alors en tirer les conclusions évidentes. A chacun de nous de savoir où est son devoir…Le devoir de liberté c’est oser dire NON. NON à des prix trop bas. NON à ce pouvoir d’achat qui baisse. NON à cette caricature que l’on fait des bateliers, à cette image d’ignorants.
Comment sortir de cette impasse ? De ce cercle vicieux où l'on nous a habilement enfoncés par ces nouveaux emprunts nous entraînant dans un système de servitude où tout arrêt supérieur à 10 jours devient source de problèmes financiers. Quelle organisation à naître pourrait avoir suffisamment de poids et de volonté pour mener une action jusqu’au bout ?
Reconquérir une place parmi les modes de transport, voilà un beau projet mais, la batellerie, l’avait-elle conquise cette place ? L’a t-elle vraiment perdue ? Si certains dirigeants regardent la voie d’eau comme une solution pour l’avenir, ne serait-il pas le moment d’affirmer et de MAINTENIR nos conditions ? Je veux croire que nous ne sommes pas si diviser devant les mêmes problèmes : L’avenir de notre porte-monnaie et l’avenir de notre profession !
Françoise Jolly









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